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train - Page 2

  • En 1950...

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    Attardons-nous un instant en 1950 et consultons les horaires des circulations entre Charleroi-Sud et Erquelinnes tels qu’ils étaient en vigueur cette année-là. Avant toute autre chose, rappelons que le cadencement horaire ou bi-horaire des circulations sur les lignes locales ne date que de 1984, lors de l’introduction du plan IC/IR. Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, l’offre de trains était donc toujours concentrée sur les périodes de la journée où ils étaient les plus utiles et donc les plus remplis…

    Les trains à vapeur qui assuraient la desserte locale sur notre ligne s’arrêtaient encore aux points d’arrêts de La Villette, La Sambre et Jambe-de-Bois, tous situés entre Charleroi et Landelies. C’est ainsi qu’il fallait environ une heure pour rallier Erquelinnes en omnibus, contre moins de quarante minutes aujourd’hui. Mais il ne faudrait oublier qu’il y avait également des trains semi-directs et directs entre Liège et Paris, Charleroi et Paris, Liège et Erquelinnes, sans parler des internationaux au long cours qui ne faisaient que traverser nos beaux paysages…

    L’intitulé des horaires dans l’indicateur de la SNCB de l’époque est d’ailleurs celui d’une ligne entre Charleroi-Sud et… Maubeuge, placée sous l’indice 130A. Voilà qui est ironique, car la lettre A suggère que la ligne - un maillon historique du Nord-Belge - n’est autre que le prolongement naturel de la 130 (Charleroi-Namur), qui a, elle, toujours été une ligne de l’Etat. Et puis il faut se demander si, de nos jours, une relation jusqu’à Maubeuge serait rentable. Non, a priori, pensez-vous. C’est bien ça qui est étrange : en enlevant les frontières d’états, l’Europe n’a-t-elle pas au final séparé les peuples qu’elle cherchait à unir ? Sur les rails, l’Europe des régions reste un mythe…

  • Le Nord-Belge, les guerres et l'Etat

    De 1853 à 1940, c’est donc la Compagnie du Nord-Belge qui exploita la ligne entre Charleroi et Erquelinnes, avec ses propres locomotives, ses propres gares et ses propres képis. Elle établit d’ailleurs à Saint-Martin, en amont de Marchienne-Zône, un arsenal avec de nombreux ateliers, des remises et tous les corps des métiers du rail à l’ancienne. Comme cette société  exploitait également d’autres chemins de fer, notamment entre Namur et Liège,  elle concurrença un temps l’Etat sur les itinéraires ferrés les plus rentables.

    Il y eut deux guerres mondiales qui n’épargnèrent pas la région. L’infrastructure ferroviaire présentant un intérêt stratégique majeur, l’envahisseur allemand en prit le contrôle. Les ponts sur la Sambre furent dynamités puis reconstruits, encore détruits et encore rebâtis. Les fleurons industriels furent annexés, sabotés ou pillés. Et puis il y eut les bombardements, la mort venue du ciel… Et quand la paix revint, on comprit qu’elle avait un prix : le coût de la reconstruction.

    En reprenant les lignes du Nord-Belge au seuil du deuxième conflit, l’Etat, par le biais de la nouvelle Société nationale des chemins de fer belges, paracheva son œuvre d’assimilation du réseau ferré dans sa quasi-entièreté. Une à une, les compagnies privées avaient cédé, criblées de dettes. A la fin des années 1940, le rail belge était devenu une chose publique... Et il devint sans tarder une charge publique, en plein désarroi industriel. Les charbonnages fermèrent, les fours à coke s’éteignirent.  Et les populations meurtries trouvèrent dans l’automobile se démocratisant une meilleure assurance de liberté…

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    [ci-dessus: Détail d'une des façades latérales de la Gare du Nord à Paris, photographié le 10 juin 2013. Il rappelle que la gare était jadis un bastion de la Compagnie des chemins de fer du Nord, dont l'influence s'étendra dans nos terres pendant de longues années.]

  • Quelque part entre Paris et Cologne...

    Au début des choses, il y eut l’arrivée du train à Charleroi en 1843, lorsque l’Etat souhaita relier Braine-le-Comte à Namur. Mais, dans la genèse de nos chemins de fer, l’Etat n’avait ni les moyens, ni l’ambition de développer un réseau reliant tous les coins du pays. Il autorisa donc des compagnies privées à développer des lignes ferroviaires partout où elles y verraient un intérêt. Rappelons ici qu’au milieu du XIXème siècle, l’industrie dans la région de Charleroi était déjà très prospère… Très tôt, on ambitionna de la relier par le rail au marché français. De l’autre côté de la frontière, la puissante Compagnie du chemin de fer du Nord Français chercha, au gré des concessions, des rachats et des financements, à développer une connexion ferroviaire entre Paris et Cologne, qui traverserait forcément la jeune Belgique.

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    Dans son ouvrage « La Compagnie du Nord-Belge et ses locomotives », André Dagant nous rappelle pourtant que c’est une « Société anonyme du chemin de fer de Charleroy à la frontière de France », d’administration anglaise, qui obtint la concession et entama sa réalisation dès 1845, avant même le premier coup de pioche du côté français. Le chantier, qui dura près de sept années, fut particulièrement laborieux : « La Sambre moyenne s’écoule dans une sombre vallée boisée, dont la beauté sauvage est inquiétante, presque sinistre, et où il n’y a fréquemment place que pour très peu de chose à côté de la rivière… Tous les problèmes de l’art de l’ingénieur vont se poser. ». On peut même parler de réalisation héroïque lorsqu’on se souvient que tous les travaux, y compris les tranchées rocheuses, furent réalisés exclusivement à l’huile de bras !

    Les premiers trains circulèrent sur la ligne le 11 octobre 1852. Mais avant l’été qui suivit, les administrateurs de la « SA du chemin de fer de Charleroy à la frontière de France », exsangue financièrement, avaient signé une convention provisoire avec la Compagnie du Nord Français, qui reprit immédiatement l’exploitation de la ligne et en paracheva la réalisation. L’année suivante, cette compagnie reprit à bail le chemin de fer de Namur à Liège, alors que, de l’autre côté de la frontière, s’achevaient enfin les travaux reliant Erquelinnes à Saint-Quentin. Ainsi commença donc le règne des chemins de fer du Nord en nos contrées, n’en déplaise à l’Etat… 

  • Et le week-end?

    Pour en finir avec ce qui sera, au 15 décembre 2014, la nouvelle grille des horaires sur la ligne 130A, il faut mentionner une petite modification dans l’heure de départ des trains le week-end et les jours fériés. Globalement, l’offre restera la même, avec huit trains engagés dans chaque sens, et Hourpes ne sera toujours pas desservi le week-end. Alors qu’on annonce une desserte de la ligne par les autorails diesel de la série 41 du lundi au vendredi, les bonnes vieilles automotrices classiques auxquelles nous sommes habitués devraient reprendre du service les samedis et dimanches. Diesel la semaine, électricité le week-end ?

    Votre train démarrera de Charleroi-Sud vers Erquelinnes à l’heure :14 toutes les heures paires, avec un premier train à 6h14 le matin (arrivée à Erquelinnes à 6h53) et un dernier à 20h14 (arrivée à Erquelinnes à 20h53. Dans l’autre sens, l’automotrice quittera Erquelinnes à l’heure :04 toutes les heures impaires. Le premier train s’élancera à 7h14 et arrivera à Charleroi-Sud à 7h45. Si vous prenez ensuite une correspondance, vers Bruxelles ou Liège par exemple, souvenez-vous que les horaires de tous les autres trains auront été modifiés également…

    L’analyse est simple : par rapport aux horaires actuels le week-end et les jours fériés, tous les trains circulant sur la ligne partiront 34 minutes plus tôt, que ce soit vers Charleroi ou Erquelinnes.

     

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    [ci-dessus: Il était 19h03 le dimanche 27 juillet 2014 quand l'automotrice 743 est arrivée à Thuin, sous une pluie battante, en provenance de Charleroi-Sud.]  

    Sur le plan social, l’aberration demeure l’heure du dernier train au départ de Charleroi-Sud – 20h14. C’est suffisamment tard pour ceux qui se rendront au Palais des Expositions, mais cela reste très insuffisamment tôt pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient se faire une petite soirée à Charleroi le week-end et rentrer en train. Plus que jamais, il faudrait faire pression sur les autorités de toute la région. Charleroi, la ville, s’embellit. Pourquoi devrait-on n’en profiter qu’en voiture, seulement et toujours ? 

  • Les correspondances en soirée

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    [ci-dessus: les horaires actuels montrent clairement le dernier train pour Erquelinnes à 21h13 du lundi au vendredi. Cela va changer le 15 décembre 2014...] 

    Dès le 15 décembre prochain, le dernier train pour Erquelinnes en soirée démarrera de Charleroi-Sud à 19h55. Comme je l’ai souligné ici, c’est une demi-victoire par rapport à la première version du nouveau plan de transport, qui prévoyait un dernier départ à 18h54. Mais cela reste un recul par rapport à la situation actuelle, où le dernier train démarre à 21h13. Et le temps n’est pas si éloigné, où il démarrait à 22h12. Faire rouler des trains en soirée sur la ligne 130A n’est, parait-il, vraiment pas rentable. Moi, je continue à dire que ceux qui nous gouvernent doivent repenser, dans le fond, la notion de service public. S’ils veulent réellement moins de voitures sur les routes du Royaume – et moins d’accidents, la nuit tombée – ils doivent redonner un élan à la politique de transports en commun et accepter, au-delà d’une gestion trop libérale de la chose commune, l’idée d’une rentabilité sociale…

    Bref. Passons maintenant aux correspondances en soirée avec notre ligne 130A. Et regardons la dernière heure possible à laquelle vous pourrez embarquer au départ d’une série de gares belges si vous souhaitez attraper le train L 4790, qui sera donc le dernier du jour, du lundi au vendredi, et roulera selon l’horaire suivant :

    19:55     L 4790                    ERQUELINNES

    S’arrête à : Marchienne-Zône 20h00, Landelies 20h04, Hourpes 20h08, Thuin 20h12, Lobbes 20h17, Fontaine-Valmont 20h23, Labuissière 20h26, Solre-sur-Sambre 20h29, Erquelinnes-Village 20h32, Erquelinnes 20h34.

     

    La plupart des gares dans la liste ci-dessous sont en liaison directe avec Charleroi-Sud. Les autres sont un panaché de celles qui ne seront plus en liaison directe avec Charleroi-Sud, celles qui correspondent à des liaisons touristiques (par exemple Blankenberge, Bierges-Walibi ou encore Cambron-Casteau pour PairiDaiza) et celles situées dans d’autres villes du pays (Gand, Verviers, Arlon etc.). Pour chacune de ces gares non en liaison directe avec Charleroi-Sud, vous trouverez entre parenthèses, après l’heure du dernier départ possible à la fin du jour, la mention de la ou des gare(s) de correspondance.

    Une fois l’heure de ce dernier départ possible passée, vous saurez qu’il vous faudra une voiture, peut-être un bus, pour rentrer chez vous, entre Marchienne-Zône en Erquelinnes. Ou dormir à Charleroi-Sud et attendre le premier train du lendemain…

     

    Aiseau 19h25, Andenne 18h51, Anvers-Berchem (Antwerpen-Berchem) 17h58, Anvers-Central (Antwerpen-Centraal) 17h52, Arlon 16h32 (via Namur), Auvelais 19h29, Barvaux 17h04 (via Marloie et Namur), Berzée 19h29, Bierges-Walibi 17h56 (via Ottignies), Blankenberge 16h42 (via Brugge et Bruxelles-Midi), Boondael 18h21, Braine-l’Alleud 19h00, Braine-le-Comte 18h58 (via La Louvière-Sud), Bruxelles-Central 18h36, Bruxelles-Luxembourg 18h10, Bruxelles-Midi 18h43, Bruxelles-National-Aéroport 18h13 (via Bruxelles-Midi), Bruxelles-Nord 18h32, Cambron-Casteau 18h14 (via Mons), Carnières 19h11 (via La Louvière-Sud), Céroux-Mousty 18h26, Charleroi-Ouest 19h04, Châtelet 19h41, Couillet 19h38, Courcelles-Motte 19h12, Court-Saint-Etienne 18h29, Couvin 18h53, Coxyde (Koksijde) 15h56 (via Bruxelles-Midi), Dinant17h57 (via Namur), Ecaussinnes 19h05 (via La Louvière-Sud), Etterbeek 18h15, Farciennes 19h28, Faux 18h33, Flawinne 18h58, Flémalle-Haute18h27, Fleurus 18h53, Floreffe 19h03, Forchies 19h04 (via La Louvière-Sud), Franière 19h06, Godarville 18h54 (via Luttre), Gouy-lez-Piéton18h59 (via Luttre), Huy 18h42, Jemeppe-sur-Sambre19h25, Knokke 16h36 (via Bruxelles-Midi), La Louvière-Centre19h22 (via La Louvière-Sud), La Louvière-Sud  19h33, La Panne (De Panne)15h52 (via Bruxelles-Midi),  La Roche (-en-Brabant) 18h35, Le Campinaire19h30, Libramont 17h04 (via Namur), Liège-Guillemins18h18, Liège-Jonfosse 18h12, Liège-Palais18h08, Ligny 18h49, Lillois 18h58 (via Nivelles), Linkebeek 18h37 (via Braine-l’Alleud), Lodelinsart 19h00, Luttre 19h21, Malines (Mechelen) 18h14, Manage 18h46 (via Luttre), Marchienne-au-Pont19h31, Mariembourg 19h02, Mons 19h18, Morlanwelz 19h14 (via La Louvière-Sud), Moustier 19h10, Namur 19h10, Nivelles 19h11, Obaix-Buzet19h02, Ostende (Oostende)17h09 (via Gent-Sint-Pieters et Bruxelles-Midi), Ottignies18h23, Philippeville 19h13, Piéton 19h08 (via La Louvière-Sud), Pont-à-Celles18h59 (via Luttre), Rhode-Saint-Genèse18h43 (via Braine-l’Alleud), Ronet 18h55, Roux 19h15, Saint-Ghislain19h06, Saint-Job18h26, Tamines 19h34, Tilly 18h44, Tournai 18h44, Verviers-Central17h39 (via Liège-Guillemins), Villers-la-Ville18h40, Vivier d’Oie18h24, Walcourt 19h25, Waterloo 18h49 (via Braine-l’Alleud)

    [ci-dessous: il est 18h59 à Charleroi-Sud où les trains pour Liège et pour Mons se croisent. La correspondance entre ces deux trains et celui pour Erquelinnes est actuellement d'une bonne vingtaine de minutes. Dès le 15 décembre, toutefois, elle sera considérablement raccourcie pour les usagers en provenance de Mons et La Louvière-Sud. Il faudra sans doute parfois courir...] 

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     Remarques et observations

    1.       J’aurais pu choisir de vous montrer avec précision quelle sera votre heure de départ, pour chacune de ces gares, si vous rentrez chez vous plus tôt. Après tout, les trains les plus fréquentés en soirée sont ceux qui démarrent vers Erquelinnes entre 16h30 et 18h30. Mais l’ajout de trains P en fin d’après-midi un peu partout sur le réseau rend l’exercice compliqué. Pour regarder quel sera exactement l’horaire de votre trajet après l’école ou le boulot, téléchargez le module à partir du site de la SNCB. Ici.

    2.      Dans la dernière version de son nouveau plan de transport, la SNCB semble avoir tenu compte des inquiétudes exprimées au sujet du gros problème de correspondance, en gare de Charleroi-Sud, entre les trains de la liaison IC Tournai-Mons-Namur et ceux de la ligne 130A. S’il n’y aura plus que six minutes de correspondance au lieu d’une bonne vingtaine actuellement, c’est mieux que les deux minutes (ou 58 minutes selon la norme en vigueur) annoncées dans la première version du plan. Reste qu’il ne faudra pas lambiner entre la voie 7 et la voie 11, à Charleroi-Sud…

    3.       La nouvelle suppression de trains en soirée vers Erquelinnes au départ de Charleroi-Sud rendra très difficile, dans certains cas, l’organisation d’une excursion en train sur une seule journée. Une journée à la mer ? OK, mais devoir prendre le train du retour déjà à 16h42 à Blankenberge ou à… 15h56 à La Panne ? La belle saison revenue, la SNCB refera rouler des trains supplémentaires vers la côte et les parcs d’attraction, mais il n’y en aura sans doute aucun qui ramènera les habitants de Thuin, de Lobbes ou d’Erquelinnes chez eux un peu plus tard…

     

  • Croiser les doigts, mais pas les bras

    La pétition a été remise à la SNCB ce week-end avec une argumentation pour le maintien des trains en soirée sur la ligne 130A et pour de meilleures correspondances à Charleroi-Sud avec les trains de la relation IC Lille-Namur. Cela ne vous empêche pas de continuer à la signer car elle reste ouverte sur le site, et qu’elle concerne toute la région. Que nous réserve la vie ? Arrivera peut-être le jour où vos enfants, vos petits-enfants, devront prendre les transports en commun pour aller de Landelies ou Labuissière à Charleroi au jour le jour… 

    Il faudra sans doute attendre septembre pour avoir de vraies nouvelles – bonnes ou mauvaises. Sans pour autant mettre une croix sur juillet et août, il faut admettre que l’été va ralentir les choses, tant sur le plan de la mobilisation que sur celui de l’examen par la SNCB. Ce sera peut-être, pourtant, l’occasion de faire des vagues, en multipliant les courriers et en interpellant les média. 

    J’attendrai peut-être juste la fin de la Coupe du Monde. Si les Diables la remportent – pourquoi pas, hein ? -, j’ajouterai  une revendication pour demander la mise en circulation sur la ligne d’une automotrice repeinte aux couleurs du drapeau belge… 

    Et pour passer le temps, je vous parlerai de votre ligne de train, en passant de gare en gare en textes et en images… 

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    [ci-dessus: Le point d'arrêt de Hourpes, ici photographié le 20 octobre 2008.]